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Baresiateamjura

Pollution sur la Loue : quelques pistes.

9 Mars 2013, 20:36pm

Publié par Arno39

eutrophisation_riv_du_sud.jpg

INFORMATION PRESSE SUR LA RIVIERE LOUE (DOUBS)

 

 

Les problèmes de qualité de la rivière Loue clarifiés : le comité de bassin appelle à

                          relancer une opération de lutte contre l’eutrophisation

Dépêché par le comité de bassin Rhône-Méditerranée, son conseil scientifique, présidé par Daniel Gerdeaux, chercheur en

hydrobiologie, a analysé les causes de mauvaise qualité de la rivière Loue (département du Doubs) qui connaît depuis quelques

années une mortalité anormale de poissons et un développement d’algues toxiques (cyanobactéries). Cette situation soucie

d’autant plus le comité de bassin que cette rivière était réputée historiquement pour sa très haute qualité, notamment auprès

des pêcheurs amateurs. Il s’agit d’un impératif tant écologique qu’économique.

•Le rapport scientifique montre que la rivière est victime d’un phénomène persistant d’eutrophisation. Des tapis

d’algues colmatent le fond de la rivière et consomment l’oxygène la nuit, ce qui nuit à la faune aquatique. Ces végétaux sont

nourris par les excès de phosphore et d’azote venus des élevages et des eaux usées domestiques, qui persistent malgré tous les

efforts déjà engagés par les agriculteurs et les collectivités. Plus inattendu, à eux 3 réunis, les trous dans le couvert d’arbres des

berges, trop nombreux pour la Loue, les barrages qui ralentissent l’eau, ainsi que le changement climatique, qui s’observe dans

la Loue depuis la fin des années 80, aggravent les conséquences de l’eutrophisation en réchauffant et éclairant les eaux. Ses

conclusions confirment aussi celles de l’expertise de l’ONEMA, mandatée par le préfet du Doubs.

•Suite à la publication du rapport scientifique sur www.eaurmc.fr (1) en novembre, le comité de bassin s’est réuni le 14

décembre dernier et a conclu en invitant à relancer dès maintenant une campagne de reconquête de la qualité de la rivière

qui repose sur 3 piliers :

        1. Lutter contre l’eutrophisation, en ciblant l’assainissement des eaux usées et les épandages agricoles pour faire

             baisser les apports de phosphore et de nitrates à la rivière. Cela passe, du côté des collectivités, par la rénovation

             des réseaux de collecte des eaux usées, parfois vétustes, et des traitements plus poussés dans les stations

             d’épuration, justifiés par la sensibilité aigüe de la rivière. L’assainissement non collectif mérite d’être mieux

             contrôlé. Du côté agricole, une généralisation des bonnes pratiques d’épandage s’impose parce que le bassin de la

             Loue, karstique, est fracturé et ne filtre pas les eaux polluées qui filent vers la rivière (arrêter tout épandage en

             saison morte de végétation, éviter les épandages proches des fractures du plateau…) ;

        2. Réinstaller un couvert forestier dense sur les berges de la Loue et supprimer des seuils en travers de la rivière,

             pour réduire la sensibilité de la rivière aux effets du changement climatique ;

        3. Faire un nouveau bilan, plus exhaustif, des apports en polluants par catégorie d’activité pour apprécier la

             nécessité d’éventuelles mesures complémentaires. Ce bilan concernera les micropolluants toxiques pour la vie

             aquatique. Ils proviennent des activités industrielles, agricoles ou domestiques, des activités de traitement du bois

             mais sont encore mal connus. Le bilan regardera également la gestion halieutique et les pratiques de pêche. Ces

             nouvelles données permettront d’affiner la recherche sur les causes de l’eutrophisation. Le comité de bassin a

             demandé à son conseil scientifique de se saisir de ces nouvelles connaissances lorsqu’elles seront disponibles afin de

             juger de l’utilité de nouvelles actions de lutte contre l’eutrophisation.

 

 

Lyon, 10 janvier 2013

 

(1)Rubrique comité de bassin/conseil scientifique. Le rapport scientifique s’inscrit dans la suite de l’expertise demandée à l’Onema par le

Préfet du Doubs et des réflexions conduites par les acteurs locaux depuis 2010.

 

En ce jour d'ouverture de la truite, il peut être important d'apporter quelques éléments d'information peut-être et sûrement déjà connus de certains d'entre-vous, concernant la rivière LOUE. Le but étant de nous rappeler, si besoin en était, les possibles actions à mener pour améliorer la qualité de l'eau dans nos rivières d'une manière élargie. Je n'ai rien contre les truites de bassine, qui en plus d'être un rituel mélangeant toutes les générations le jour J, peuvent parfois être une étape pour promouvoir le loisir pêche et donner envie à de jeunes pêcheurs de débuter. Mais pouvoir retrouver une population de truites sauvages digne de ce nom a un tout autre sens...

En espérant que vous vous soyez faits plaisir au bord de l'eau en ce jour toujours particulier et souvent tant attendu.

 

Commenter cet article

Arno39 25/03/2013 20:32

Bonjour Francis. Les modifications ont été apportées. En espérant que l'article soit plus lisible. Bonne soirée.

francis 25/03/2013 17:43

impossible de lire le compte rendu changer la couleur.auusi difficile à lire que de reculer sur la nouvelle mise à l eau à vouglans

Arno39 13/03/2013 21:54

"L'espoir et le rêve sont deux univers qui s'agrandissent en se partageant. "
Jacques Salomé

ludo71 13/03/2013 21:47

Je connais ce célèbre proverbe. Mais il est un peu idyllique dans la société moderne dans laquelle nous vivons et que nous encourageons tous...Mais il est absolument pertinent.

Arno39 13/03/2013 21:26

J'ai retenu ce proverbe : "quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas."

ludo71 13/03/2013 17:18

La politique de l'eau est confrontée à un manque de moyens, les subventions départementales, régionales, de bassin diminuent ... Et c'est dans la mentalité française d'attendre un problème pour
agir. Mais c'est compréhensible. Comprendrions-nous qu'on justifie une hausse de NOS impôts et de NOTRE facture d'eau pour réparer des stations d'épurations qui se rejettent dans des rivières où
les poissons ne meurent pas encore. L'environnement c'est de l'argent, énormément d'argent. Retaper une station d'épuration et le réseau qui va avec, cela représente des millions d'euros, même pour
des communes modestes. Dans le principe, bien sûr que nous sommes tous pour une eau de bonne qualité biologique, chimique...Mais si l'on nous proposait de diminuer de 10% nos revenus pour améliorer
la qualité des cours d'eau, pas sûr que beaucoup d'entre nous seraient d'accord, sans parler de ceux qui n'ont pas les moyens... La question de la répartition des moyens, c'est partout pareil et
très politique, mais si vous prenez de l'argent ailleurs, il y aura forcément des personnes lésées, et qui défendront leur bout de gras bec et ongles comme nous...Parlez-en à des élus. Mieux,
briguez un mandat de Maire, et une fois confronté à l'exécution d'un budget communal limité qui de toutes façons, suivant son orientation, fera forcément des mécontents... vous comprendrez les
difficultés qui sont celles rencontrées par ceux qui veulent s'occuper des questions environnementales...

Arno39 11/03/2013 11:47

Je partage aussi ce sentiment. Les actes ne suivent pas toujours les discours. Et les choses prennent du temps pour changer, malheureusement . L'administration française n'est pas un modèle du
genre, avec une inertie sans nom. On attend, on attend et on attend encore. Ou on se désintéresse des vrais problèmes en disant, c'est pas d'hier... La répartition des moyens est à revoir pour être
axée sur les vraies priorités.

francis 11/03/2013 10:04

la région dois se rapeller les normes qui seront obligatoire pour l eau en france .il faut toujours attendre une catastrophe en france pur bouger combien de temps encore ?les dossiers passenr de
bureau en bureau ça prendra encore du temps trop d administratifs en france